Au pilotage

 

logo-menfpLe Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), avec à sa tête Monsieur Nesmy Manigat depuis avril 2014, est le ministère haïtien chargé d’assurer, de gérer et de réguler le secteur de l’éducation générale et professionnelle. Il comprend plusieurs directions techniques, dont la Direction de l’Enseignement fondamental (DEF) dirigée depuis août 2014 par Monsieur Wilnor Pierre, qui gère le sous-secteur du fondamental (équivalent en France aux primaire et collège). Celui-ci est composé de trois cycles suivis par un effectif d’environ 2 600 000 élèves.

Souhaitant amorcer le « virage vers la qualité » souhaité par le ministre haïtien de l’Education nationale, Monsieur Rénold Telfort, directeur de l’Enseignement fondamental jusqu’en 2014, et désormais directeur général du MENFP, s’est entouré de l’Académie des Sciences, de La Fondation pour l’éducation à la science – La main à la pâte, du Centre National d’Etudes Spatiales et de l’Université numérique francophone mondiale afin de créer le programme TEH.

Le directeur de l’Enseignement fondamental met à la disposition du programme des cadres de la DEF, qui avec l’appui de la coordination parisienne à La Fondation pour l’éducation à la science – La main à la pâte, sont chargés de la coordination des activités sur le terrain. Monsieur Salomon Céus intervient au plan pédagogique (organisation des séances de formation, cellule itération, suivi des EFACAP), et bénéficie de l’aide ponctuelle de ses collègues Claudin Saint-Jour, Jean-Fritz Morange et Béatrix Florestal.

Les questions liées à l’enseignement des sciences, et plus largement à l’éducation, sont l’objet de l’attention soutenue d’un grand nombre d’Académies dans le monde. L’Académie des sciences a confié à la Délégation à l’enseignement et à la formation (DEF) la mission de conduire l’ensemble des actions internationales de l’Académie dans le domaine de l’éducation primaire et secondaire, dont la coordination parisienne du programme TEH jusqu’en novembre 2014.

FMP_logo_typoLa Fondation pour l’éducation à la science – La main à la pâte a été lancée en 1996, à l’initiative de Georges Charpak, prix Nobel de physique, Pierre Léna, Yves Quéré et de l’Académie des sciences dans le but de rénover l’enseignement des sciences et de la technologie à l’école primaire en favorisant un enseignement fondé sur l’investigation scientifique. Cette pédagogie active a suscité un vif intérêt de la part des partenaires haïtiens. Le Professeur Pierre Léna a alors travaillé de concert avec Monsieur Rénold Telfort, directeur de la DEF du MENFP haïtien jusqu’en 2014, et les professeurs Jacques Blamont du CNES et Jean-Didier Vincent de l’UNFM afin de créer le programme TEH.

Depuis novembre 2014, la coordination parisienne est assurée par la Fondation pour l’éducation à la science – La main à la pâte.

logo_CNESLe Centre national d’études spatiales est chargé de proposer au gouvernement la politique spatiale de la France au sein de l’Europe et de la mettre en oeuvre. Acteur majeur de l’Europe spatiale, le CNES est force de propositions pour maintenir la France et l’Europe en tête de la compétition mondiale. La participation de la France à l’Agence spatiale européenne (ESA) est également assurée par le CNES.

Le professeur Jacques Blamont est à l’origine du programme TEH, aux côtés de Monsieur Rénold Telfort, directeur de la DEF du MENFP haïtien jusqu’en 2014, et des Professeurs Pierre Léna de l’Académie des sciences et Jean-Didier Vincent de l’UNFM. Egalement membre de l’Académie des sciences, conseiller du Président du CNES, il a été le premier directeur scientifique et technique du CNES, en 1962. On lui doit, entre autre, les premiers satellites français, tout comme l’installation de la base de Kourou en Guyane. Le CNES participe également au financement du programme TEH.

UNFML’Université numérique francophone mondiale met à profit les expériences et les technologies de l’information et de la communication pour offrir un accès direct à une éducation de qualité, en Afrique francophone, en Asie et dans le bassin Méditerranéen. Les premières demandes ont concerné le domaine de la santé, jugé prioritaire. Pour ce faire, les enseignements dispensés ciblent prioritairement les professionnels en exercice au plus près des populations. L’ambition de ce programme est d’être accessible au plus grand nombre en abaissant le coût des formations (100 dollars par étudiant et par an).

Le directeur de l’UNFM, le Professeur Jean-Didier Vincent, membre de l’Académie des sciences, a également participé au développement du programme TEH.